La fuite des Juifs à travers les Pyrénées pendant la Seconde Guerre mondiale, une géographie de la peur et de la survie, par André-Louis Sanguin, des Palmes académiques de Maine-et-Loire.

Nous poursuivons notre rubrique « Au-delà de l’Anjou » par une étude du Professeur André-Louis Sanguin intitulée « La fuite des Juifs à travers les Pyrénées pendant la Seconde Guerre mondiale, une géographie de la peur et de la survie. »

La géographie, dit-on, s’apprend par les pieds. Il est vrai que la pratique intense du terrain constitue le fondement même de la légitimité du géographe. Parcourir les lieux pour les interroger et observer les paysages pour les faire parler forment son alpha et son omega. C’est ainsi que j’ai été amené, durant plusieurs années, à scruter la cordillère pyrénéenne sur ses deux versants de la Méditerranée à l’Atlantique et vice-versa, de Cerbère à Hendaye et de Fontarrabie à Port-Bou, à la recherche des lieux et des paysages qui virent la fuite des Juifs sur les chemins de la liberté dans un contexte de peur et de survie, d’abord face au régime de Vichy puis face à la barbarie nazie après novembre 1942.

Malgré ses 212 sommets dépassant les 3000 mètres d’altitude, les Pyrénées n’ont jamais été une barrière infranchissable. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, cette montagne frontalière avait vu passer toutes sortes de personnes pour des motifs divers: soldats, contrebandiers, pèlerins, bergers, guides, commerçants, religieux, bûcherons. Ce furent les contrebandiers et les bergers qui tracèrent des sentiers permettant de passer de part et d’autre de la ligne de crêtes.

La montagne inhumaine : se glisser entre les mailles du filet.

Cirque d’Anéou – Pic d’Anéou. Pyrénées-Atlantiques.

Au cours du conflit, l’Espagne se déclara d’abord non belligérante pour devenir neutre à partir d’octobre 1943. C’est pourquoi elle devint un pays refuge pour des milliers de Juifs cherchant à échapper à la terreur du nazisme. Passer sur le versant Sud du massif pyrénéen signifiait entrer dans un territoire où l’on pouvait rester en vie, échapper aux tortures, aux persécutions et à la mort programmée dans les camps d’extermination. A partir de l’armistice du 22 juin 1940 jusqu’à la fin de l’année 1942, le flux d’entrée des Juifs en Espagne et en Andorre devint continu. C’est en mars 1942 que commencèrent les premiers transferts des Juifs de France vers les chambres à gaz d’Auschwitz. Non seulement le nombre de fugitifs clandestins augmenta d’une façon dramatique mais, de plus, cette fuite à travers les Pyrénées se déroula dans des conditions d’extrême urgence et d’instabilité. D’une certaine manière, les Juifs ne furent pas égaux par rapport aux autres candidats à l’évasion vers l’Espagne ou l’Andorre. En effet, les réfractaires au STO, les pilotes alliés, les militaires, les évadés, les résistants formaient des catégories d’hommes jeunes, en bonne condition physique, sans bagages et bien encadrés par d’efficaces réseaux d’évasion. Ce ne fut pas le cas pour les Juifs, toujours en groupes, ce qui ne facilitait pas les évasions discrètes. Il y avait beaucoup de femmes, d’enfants, de bébés, de vieilles personnes, de femmes enceintes. Mal équipés, sous-alimentés, encombrés de bagages, ces groupes n’étaient pas préparés mentalement à franchir la montagne. Ils ne parlaient ni français, ni espagnol, ni catalan. Traverser les Pyrénées devint une véritable épreuve physique. Ce qui paraît simple pour les randonneurs d’aujourd’hui ne l’était pas en 1940-1944, d’autant que les chemins de la liberté choisis par les passeurs étaient plus longs et plus difficiles que les sentiers classiques et cela devait se dérouler la nuit car c’était le seul moyen pour ne pas se faire repérer par les patrouilles allemandes. Ces détours augmentaient considérablement la distance à parcourir. Le cadre géomorphologique et les conditions météorologiques transformèrent ces marches d’évasion en véritables apocalypses: torrents grossis par la fonte des neiges ou les orages violents, ravins pentus, pierriers géants, cônes d’éboulis, tempêtes de neige imprévisibles, brouillard gommant les repères, gelées blanches, tourbillons de vent. A partir de l’invasion de la zone libre par la Wehrmacht en novembre 1942, le danger vint de la Grenzschutz (police des frontières), des Gebirgsjäger (chasseurs alpins), de la Feldgendarmerie (gendarmes des montagnes) et de la terrible Sipo (police de sûreté). Au total, plus de 2000 hommes furent déployés de Cerbère à Hendaye. Le quadrillage de la montagne était assuré par des patrouilles équipées de side-cars ou accompagnées de redoutables chiens-loups ainsi que par des avions légers surveillant vallées et sommets. Passer entre les mailles du filet, tel était le défi.

Mortelles randonnées : drames et tragédies dans les Pyrénées.

Port de Vena – Aragon -Espagne.

Pour des fugitifs pourchassés par la Gestapo ou la police de Vichy, la traversée des Pyrénées allait comporter une multitude de drames et de tragédies avant, pendant et après le passage de la montagne. D’abord, ce furent les expulsions, au coup par coup par les autorités espagnoles, de fugitifs renvoyés vers la France. Sachant parfaitement ce qui les attendait une fois revenus en France, car livrés à la Gestapo ou à la police de Vichy, certains fugitifs réagirent de manière désespérée. Tel couple s’ouvrit les veines avant de franchir la frontière au col du Perthus. Tel autre couple préféra se suicider dans la solitude d’une cellule de prison à Barcelone. Pris au piège à la frontière franco-espagnole après la débâcle française, Carl Einstein, neveu d’Albert Einstein, se suicida le 4 juillet 1940 en se jetant du haut du pont surplombant le gave de Pau au sanctuaire de Bétharram où les moines l’avaient accueilli quelques jours auparavant. Le romaniste et philologue autrichien Wilhelm Friedmann se donna la mort le 11 décembre 1942 à 25 km du col du Somport pour ne pas tomber aux mains de la Gestapo (Manso, 2006). Par la dimension du personnage et par les circonstances tragiques qui entourèrent sa fuite et son suicide, le cas le plus connu est celui de l’écrivain et philosophe allemand Walter Benjamin (Rudel, 2006). En exil en France depuis 1933 parce que Juif, il s’était replié à Marseille après la débâcle de mai 1940 puis gagna Port-Vendres en septembre 1940 où il se cacha dans la mansarde d’un bistrot. En vertu de l’article 19 des accords d’armistice (22 juin 1940), Vichy se devait de livrer au Troisième Reich tous les opposants allemands au régime nazi arrivés en France après 1933. Walter Benjamin se savait donc menacé. Arrivé à Banyuls, il demanda l’aide du maire qui lui montra le meilleur itinéraire en arrière de la commune, en traversant le vignoble pour échapper aux gardes mobiles et atteindre Port-Bou en Espagne. Après dix heures de marche, le groupe de sept Juifs arriva à Port-Bou où il fut placé en garde à vue par la Guardia Civil qui leur signifia qu’ils allaient être reconduits à la frontière française. Ne supportant pas cette perspective, Walter Benjamin prit la décision de se suicider. Il laissa une lettre d’adieu destinée à son ami Theodor Adorno, le grand philosophe, sociologue et musicologue allemand, avec cette phrase « Aujourd’hui, dans une situation sans issue, je n’ai d’autre choix que d’en finir. C’est dans un petit village des Pyrénées où personne ne me connaît que ma vie va s’achever » (Arasa, 1994, p. 94-95). Il avala plusieurs tablettes de morphine données par l’écrivain Arthur Koestler à Marseille. L’agonie dura toute la journée.

D’autres tragédies survinrent lors de la montée vers les cols frontaliers: traversées de passages couverts de glace, glissades et disparitions dans le fond d’une gorge, rencontres avec des personnes mortes au milieu du sentier, complètement congelées, couvertes de givre et de glace, arrivées exténuées dans une cabane occupée par un homme mort de froid mais resté debout, les yeux grand ouverts (Aguila, 2008, p. 136-137).

Parmi ces mortelles randonnées figure l’épisode de la mort de Jacques Grumbach, directeur du quotidien socialiste Le Populaire et membre du Comité Central de la SFIO. Sa fuite vers l’Andorre avec un groupe de cinq autres fugitifs eut lieu dans la nuit du 24 novembre 1942 au départ d’Ussat-les-Bains (Ariège) par un vent glacial, une tempête de neige et la formation de congères. Grumbach, personnage corpulent et porteur d’une valise, se fit une entorse. Le passeur le tira dans une cabane pour le mettre à l’abri puis amena le reste du groupe jusqu’au col franco-andorran de Siguer. Il redescendit pour s’occuper du blessé qui avait eu la mauvaise idée de délacer sa chaussure. L’entorse ainsi libérée déclencha des douleurs horribles, à un point tel que Grumbach devint vite délirant et quasi inconscient. Devant la situation désespérée du blessé, le passeur l’acheva d’une balle dans la nuque. Les ordres étaient d’achever les traînards pour qu’ils ne tombent pas aux mains de la Gestapo, qu’ils ne parlent pas sous la torture et qu’ils ne mettent pas en péril les convois de fugitifs (Aguila, op. cit., p. 64-70).

Itinéraires et réseaux d’évasion.   

Port Dret – Andorre.

Après l’arrivée de l’occupant allemand en novembre 1942, une bande de dix kilomètres de large le long de la frontière internationale fut déclarée zone interdite. A cause du durcissement des conditions de circulation, les itinéraires d’évasion se reportèrent vers le centre des Pyrénées,  plus précisément entre le col du Somport et la Cerdagne (Calvet, 2010). De fait, les passeurs guidant les fugitifs choisirent les cols de la haute et très haute montagne considérés comme plus sûrs que les voies basses. Quarante-cinq de ces cols furent les plus fréquentés tandis que les lieux où se produisirent les arrestations les plus nombreuses furent les passages les plus faciles, situés aux deux extrémités de la chaîne, là où l’altitude était la plus faible (Pays Basque et Roussillon).

Après la déroute de l’armée française en mai 1940, un processus de création de réseaux d’évasion commença dans les Pyrénées sous l’impulsion de Winston Churchill et du Special Operations Executive britannique. Au cours des années 1941-1942 surgirent des réseaux non britanniques: le réseau belge Comet Line dans le Pays Basque, le réseau français Pat O’Leary dans les Pyrénées-Orientales, le réseau polonais Ewa concentré sur l’Andorre, le réseau néerlandais Dutch-Paris en Cerdagne, le réseau Bourgogne en Ariège. Le réseau américain Akak agissait en Cerdagne comme une sorte de sous-traitant de l’OSS américain (Office of Strategic Services).

J’ai personnellement connu deux « passeuses » car il y eut aussi quelques femmes engagées dans ces missions dangereuses. Évelyne Peyronel (1914-2003) était professeur d’anglais dans une institution scolaire à Font-Romeu. Le massif frontalier du Puigmal n’avait aucun secret pour elle. Elle amenait les fugitifs jusqu’aux abords du sanctuaire de Nuria sur le versant espagnol. Elle était l’agent P2 du réseau Akak et résistante du mouvement Combat. C’est ainsi qu’elle put faire sortir de France le chanteur Jean Ferrat (pseudonyme de Jean Tenenbaum) et son frère Pierre. A partir de l’hiver 1941, elle fit passer gratuitement plus de 100 personnes vers l’Espagne, au rythme d’un groupe de quatre fuyards par semaine. Elle quitta très rapidement Font-Romeu en 1943 quand un informateur de la Résistance lui apprit que la Gestapo était à ses trousses. Pour services rendus, elle reçut la Medal of Freedom des Etats-Unis. A Aulus-les-Bains (Ariège), minuscule station thermale au pied de la ligne de crêtes frontalières, Jeanne Rogalle (1921-2015) fit passer en Espagne un groupe de douze Juifs dont un bébé en décembre 1942, avec l’aide de son père et de son mari, tous trois déclarés Justes parmi les Nations. Après douze heures de marche, les fugitifs débouchèrent en Espagne par le col de Guillou (2842 m) donnant sur le Vall de Cardos. Aujourd’hui, le souvenir le plus vivace reste celui de la passeuse Lisa Fitko (1909-2005), juive allemande et l’une des premières personnes à s’investir dans la Résistance contre Hitler et le pouvoir nazi dès 1933. De septembre 1940 à mars 1941, elle et son mari s’installèrent secrètement à Banyuls pour organiser la filière d’évasion du Emergency Rescue Committee (dite aussi filière marseillaise ou filière Varian Fry). La Route F (pour Fitko) démarrait en limite Sud du bourg de Banyuls pour arriver au col-frontière du Castell de Queroig avant de redescendre sur Port-Bou (Fitko, 2000). Son premier passage de fugitifs fut celui de Walter Benjamin. Même si tous ne passèrent pas par la Route F, on estime que la filière marseillaise de Varian Fry permit à 2000 Juifs de sortir de la France de Vichy (Bénédicte, 1984; McClafferty, 2008).

Toutes ces exfiltrations de Juifs vers l’Espagne n’auraient pu être couronnées d’autant de succès sans la présence et le rôle décisif d’organisations humanitaires dédiées à cette population spécifique d’évadés, notamment quatre d’entre elles: la Hicem américano-juive, le American Jewish Joint Distribution Committee (plus connu sous le nom de Joint), l’American Friends Service Committee d’obédience quaker et l’Emergency Rescue Committee du groupe Varian Fry (Bauer, 1981). Ce fut par le canal de la filière Fry que furent exfiltrés vers l’Espagne de nombreux Juifs célèbres comme le peintre Max Ernst, l’écrivain Arthur Koestler, la philosophe Hannah Arendt, la veuve de Gustav Mahler, la claveciniste Wanda Landowska, le peintre Marc Chagall, la mécène Peggy Gugenheim, le cinéaste Max Ophüls, l’écrivaine Anna Seghers. Arriver à faire passer les Juifs en Espagne ou en Andorre à travers les Pyrénées était une chose, autre chose était de les faire sortir d’Espagne. C’est pourquoi beaucoup d’entre eux arrivèrent au Portugal neutre par d’autres filières américano-britanniques adaptées. Pendant ces cinq années de guerre, ce pays se transforma en un véritable sas de sortie vers des cieux plus cléments situés hors d’Europe.

Bataille de chiffres et absence de réseaux d’évasion spécifiquement juifs.

Port de Cabus – Andorre – Espagne.

L’épopée de la fuite des Juifs à travers les Pyrénées se heurte à une bataille de chiffres. Personne n’a jamais tenu de statistiques sérieuses entre le point de départ et le point d’arrivée des itinéraires d’évasion. Les fugitifs ne déclinaient jamais leur identité aux passeurs et ceux-ci ne voulaient en aucune manière la connaître. De toute façon, cette bataille de chiffres est au diapason de ceux concernant la totalité des évadés par les Pyrénées, toutes catégories confondues: entre 30.000 et 100.000, dit-on! Pour les Juifs, selon les organisations concernées, les chiffres varient de 5000 à 10.000. Émilienne Eychenne, l’une des autorités en matière de recherches sur les évasions par les Pyrénées, pense que les évasions juives représentèrent peut-être 10% de l’ensemble de évasions. Les Juifs formaient, selon elle, la troisième grande catégorie des évadés pyrénéens, après les militaires de diverses nationalités et les réfractaires du STO (Eychenne, 1983, p. 252). Il existe un indicateur significatif qui n’a jamais été approché jusqu’à présent, à savoir la répartition des Justes parmi les Nations entre les quatre départements français mitoyens de la frontière espagnole et andorrane. Cette répartition, établie par le Comité Français de Yad Vashem, relativise bien des clichés établis: 84 Justes pour les Pyrénées-Atlantiques, 17 Justes pour les Hautes-Pyrénées, 15 Justes pour l’Ariège (dont 12 pour Aulus-les-Bains), 12 Justes pour les Pyrénées-Orientales.

La grande faiblesse de l’exfiltration des Juifs vers l’Andorre et vers l’Espagne fut l’absence de réseaux véritablement spécialisés pour cette population particulière. Ceux-ci auraient pu faire face à la spécificité du problème juif, au caractère davantage familial et féminin de ces groupes, à l’hétérogénéité des âges et enfin aux difficultés linguistiques (polonais, yiddish, hébreu). C’est pour toutes ces raisons que l’évocation de ces extraordinaires itinéraires juifs par la cordillère pyrénéenne est beaucoup plus difficile à établir que pour les militaires de toutes nationalités ou les réfractaires du STO.

Sources bibliographiques

  • AGUILA, Francis, Les cols de l’espoir. Le passage des évadés de France par la Haute-Ariège, la Cerdagne et l’Andorre, Toulouse, Editions Le Pas d’Oiseau, 2008.
  • ARASA, Daniel, La guerra secreta del Pirineu (1939-1944), Barcelona, Edicions Llibres de l’Index, 1994.
  • BARRERE, Sébastien, Pyrénées, l’échappée vers la liberté: les évadés de France, Pau, Editions Cairn, 2006.
  • BENASSAR, Bartolomé, « Le passage des Pyrénées », Les Cahiers de la Shoah, 2001, vol. 5, n° 1, pp. 51-70.
  • BAUER, Yehuda, American Jewry and the Holocaust: The American Joint Distribution Committee, 1939-1945, Detroit, Waynes State University Press, 1981.
  • BENEDICTE, Daniel, La filière marseillaise. Un chemin vers la liberté sous l’Occupation, Paris, Editions Clancier-Guénaud, 1984.
  • BENET, Claude, Passeurs, fugitifs et espions. L‘Andorre dans la Seconde Guerre mondiale, Toulouse, Editions Le Pas d’Oiseau, 2010.
  • CALVET, Juan, Las montañas de la libertad. El paso de refugiados por los Pirineos durante la Segunda Guerra mundial , Madrid, Alianza Editorial, 2010.
  • EYCHENNE, Emilienne, Les Pyrénées de la liberté: les évasions par l’Espagne, 1939-1945, Paris, Editions France-Empire, 1983.
  • FITKO, Lisa, Escape through the Pyrenees, Evanston (Illinois), Northwestern University Press, 2000.
  • HAYES, Carlton, Wartime Mission in Spain, 1942-1945, New York, Macmillan Publishers, 1945.
  • IPPECOURT (pseudonyme de Pierre Vuillet), Les chemins d’Espagne, mémoires et documents sur la guerre secrète à travers les Pyrénées, 1940-1945, Paris, Editions Gaucher, 1948.
  • LOUGAROT, Gisèle, Dans l’ombre des passeurs, San Sebastian, Elkar Ediciones, 2004.
  • MANSO, Christian, Pyrénées 1940, ultime frontière pour Carl Einstein, Walter Benjamin, Wilhem Friedmann, Paris, L’Harmattan, 2006.
  • McCLAFFERTY, Carla, In Defiance of Hitler: The Secret Mission of Varian Fry, New York, Farrar, Strauss & Giroux, 2008.
  • PONS PRADES, Eduardo, Los senderos de la libertad, Barcelona, Ediciones Flor del Viento, 2002.
  • RAMONATXO, Hector, Han pasado los Pirineos, Gerona, Impresor Curbet, 1979.
  • RUDEL, Tilla, Walter Benjamin, l’ange assassiné, Paris, Editions Mengès, 2006.
  • SANCHEZ AGUSTI, Ferran, Espias, contrabando, maquis y evasion. La Segunda Guerra mundial en los Pirineos, Lerida, Editorial Milenio, 2003.
  • VIADIU, Francesc, Andorra, cadena de evasión (1942-1944), Barcelona, Ediciones Martinez Roca, 1974.

Crédit photographique : les photographies insérées dans l’article sont de l’auteur André-Louis Sanguin.

Étude d’André-Louis Sanguin :

André-Louis Sanguin a été professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi (1970-1983), à l’Université du Québec à Montréal (1983-1986), à l’Université d’Angers (1986-1998) et à Sorbonne Université (1998-2008).

Ses deux axes de recherches et de publications sont la géographie politique et l’histoire de la pensée géographique.

Il est Commandeur dans l’Ordre des Palmes Académiques, Médaille d’Or de la Société Géographique Italienne et lauréat du Prix Excellences Européennes 2024 (Rome).

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Webmestre : Henri-Marc Papavoine